584 lycéens des Yvelines découvrent la justice des mineurs à travers le grand écran.

Du lundi 13 au vendredi 17 avril 2026, le Conseil Départemental de l’Accès au Droit (CDAD) des Yvelines a de nouveau frappé fort en organisant la 3 édition du Festival du film judiciaire. Cet événement a été réalisé en partenariat avec plusieurs cinémas du département (Le Théâtre de La Celle-Saint-Cloud, La Lanterne de Rambouillet et Frédéric Dard des Mureaux) avec le concours de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN).

Cette édition a placé la justice des mineurs sous les projecteurs, offrant à 584 lycéens une immersion inédite mêlant à la fois l’univers du cinéma et de la justice. Répartis en 11 classes issues de 10 lycées yvelinois (le Lycée Jean Vilar de Plaisir, le Lycée Corneille de la Celle Saint-Cloud, le Lycée agricole de Saint-Germain-en-Laye, le Lycée Louise Weiss d’Achères, le Lycée des Châtaigniers de Versailles, le Lycée Jean Monnet de la Queue les Yvelines, le Lycée Sonia Delaunay de Villepreux, le Lycée Dumont d’Urville de Maurepas, le Lycée Camille Claudel de Mantes-la-Ville et le Lycée de Magnanville.), les lycéens ont assisté aux projections avant de participer à des débats animés par des professionnels du droit : avocats, magistrats, éducateurs de la PJJ, directrice de greffe, greffiers et responsable de la DSDEN. Ces échanges ont permis d’éclaircir le fonctionnement de la justice des mineurs, d’expliquer les rôles de chaque acteur et d’aborder les défis de la réinsertion.

Pour cette troisième édition, c’est le film « La tête haute » d’Emmanuelle BERCOT, primé au Festival de Cannes, qui a été choisi comme fil conducteur. Ce long-métrage, qui suit le parcours chaotique d’un adolescent en conflit avec la loi, a offert aux lycéens une expérience immersive dans le monde de la justice des mineurs. À travers des scènes à la fois frappantes et humaines, les élèves ont été invités à réfléchir sur des enjeux majeurs tel que la fragilité de l’adolescence, les mécanismes de la délinquance, les limites de l’autorité, les chemins de la réinsertion, et surtout, le rôle clé des éducateurs dans l’accompagnement des jeunes en difficulté.

Les débats animés par plusieurs professionnels ont suscité deux interrogations centrales : Comment la justice accompagne-t-elle les mineurs en difficulté ? Et surtout, Quels leviers concrets permettent de prévenir la délinquance et de favoriser la réinsertion ?

Monsieur le Président du tribunal judiciaire de Versailles, Madame la vice-bâtonnière du barreau de Versailles et Monsieur le Maire de la Celle-Saint-Cloud ont prononcé un discours d’ouverture lors de la première journée de diffusion.

Valérie SERVISOLLE, directrice académique adjointe de l’Éducation nationale, a notamment dialogué, à l’issue de cette projection, avec les élèves du lycée Jean Vilar de Plaisir, répondant à leurs interrogations et prolongeant la réflexion sur les thèmes abordés par le film.

Depuis le début de l’année scolaire, les lycéens ont préparé ces rencontres en classe, encadrés par leurs professeurs. Après chaque projection, les débats avec les professionnels du droit ont permis d’approfondir les notions juridiques et d’encourager une réflexion critique sur la place de la justice dans la société ainsi que sur les différents mécanismes judiciaires.

Ainsi, cette manifestation s’inscrit dans une démarche plus large de promotion de la citoyenneté et de prévention de la délinquance. En associant culture, éducation et justice, le Festival du film judiciaire des Yvelines confirme son rôle clé dans la formation des futurs citoyens, tout en renforçant les liens entre les institutions et les jeunes du département.